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Economies d’eau : la guerre des labels aura-t-elle lieu ?

Selon Profluid, le magazine d’information de l’association française des pompes et agitateurs, des compresseurs et de la robinetterie (n° 7, octobre 2016), les labels Well et Water Label sont en guerre. Qui l’emportera ?

D’un côté, il y a le label Well ou Water Efficiency Label, créé par EU-nited Valves, une association qui regroupe essentiellement des fabricants de robinetterie allemands. De l’autre, le Water Label, anglais, lancé par la BMA (British Manufacturing Association) et soutenu par le CEIR (Comité européen des industriels de la robinetterie), mais aussi plus récemment par la FECS (Fédération européenne des fabricants de céramique sanitaire), dont est proche l’Afisb (Association françaises des industries de la salle de bains).

A la manière des étiquettes énergétiques apposées sur l’électroménager et, plus récemment, sur les appareils de chauffage, ces deux labels ont pour objet de classer les équipements de la salle de bains en fonction de leur consommation d’eau. Mais si le périmètre du Well s’arrête à la robinetterie, celui du Water Label a été élargi à toute la salle de bains. Selon Hubert Maître, secrétaire général de l’Afisb, « le Water Label a pris une longueur d’avance, puisqu’il s’est développé dans tous les pays européens et concerne tous les équipements de la salle de bains pour lesquels les économies d’eau ont un sens. » Dommage qu’il reste encore invisible aux yeux des consommateurs…

Quoi qu’il en soit, l’Europe, qui cherche à favoriser les économies d’eau chaude sanitaire en limitant la consommation aux points de puisage, ne veut voir qu’un seul label. Mais les deux associations ne l’entendent pas de cette oreille, chacune souhaitant que son label soit celui qui reste.

Selon le magazine Profluid, cette situation de blocage fait perdre du temps aux fabricants engagés dans ces démarches et décrédibilise le secteur vis-à-vis de la Commission Européenne. Et Profluid de conclure : « Triste et décevant résultat qui souligne bien l’intérêt de se concerter au niveau européen et de ne pas laisser l’un ou l’autre des pays prendre le leadership seul sur un sujet. » D’autant que si les industriels n’arrivent pas à s’entendre, la Commission Européenne décidera pour eux.

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