46 % des salles de bains sont aujourd’hui équipées d’une baignoire qui, sur le marché de la rénovation, est désormais majoritairement vendue dans la grande distribution nous dit une étude de l’IPEA réalisée en novembre 2025.
Dans une étude intitulée « Le marché français de la salle de bains », menée par l’IPEA à l’automne 2025 auprès de 3 000 ménages [1], il apparaît que, désormais, moins d’une salle de bains sur deux – 46 % – est équipée d’une baignoire. Ce genre de données est rare – l’Insee ne distinguant pas les deux éléments de confort que sont la baignoire et la douche –, mais l’on peut, pour estimer l’évolution, se référer à une autre étude, commanditée par Lapeyre en 2015, selon laquelle 62-63% des salles de bains étaient alors pourvues d’une baignoire.
Si l’on en croit l’Afisb [2], en 2010, les ventes de baignoires s’étaient élevées à 603 000 pièces, contre 504 000 en 2015 et tout autant ou presque en 2023 et 2024. Ainsi, alors même que la construction neuve a décroché ces deux dernières années, les volumes sont restés stables. Plus qu’un recul des installations de baignoires, il semblerait donc que l’on ait affaire à une augmentation des désinstallations, qui se produisent probablement dans le cadre du maintien à domicile des personnes âgées. En 2016 déjà, 70 % des plus de 65 ans possédaient une douche contre 53 % des 25-39 ans, d’après une étude de l’Ameublement Français [3]. Les économies d’eau sont sans doute un autre facteur incitant au démontage des baignoires, même si l’on sait qu’elles dépendent des comportements plus que des équipements. Ce que montre d’ailleurs l’IPEA dans son étude : 10 minutes sous une douche et ce sont 120 litres d’eau qui filent dans les égouts, soit plus qu’un mini-bain.
Parmi les 3 000 personnes interrogées par l’IPEA, 45,3 % avaient acheté un produit de salle de bains durant les trois années précédentes et 3,2 % une baignoire. Où ça ? En grande surface de bricolage pour plus d’un quart d’entre elles (27,7 %) et dans la distribution habitat (But, Conforama, Ikea, etc) pour près d’un tiers (32,9 %). Seulement 20,2 % des acheteurs se sont tournés vers la filière bâtiment, segmentée en spécialistes du bain (10,1 %), artisans (7,4 %) et négoce en matériaux (3,7 %). Les cuisinistes, quasi invisibles sur le marché de la salle de bains, ne pèsent plus grand chose (0,9 %), tandis que la vente à distance (pure players et marketplaces) fait aussi bien que le négoce en matériaux (3,7 %), mais pas autant que les magasins de meuble, type Monsieur Meuble, Atlas… (4,6 %).
Pratiquement 60 % de ces baignoires ont coûté moins de 299 euros et 22,4 % entre 200 et 299 euros. Donc, 40 % valaient plus de 300 euros, dont 15,3 % entre 300 et 499 euros, 13,3 % entre 500 et 999 euros, et 12,2 % plus de 1 000 euros. Le prix moyen d’une baignoire est de 423 euros, précise l’IPEA, le prix médian, de 250 euros, correspondant à un modèle standard.
[1] « Le marché français de la salle de bains », étude IPEA novembre 2025, auprès de 3 000 ménages. En savoir plus.
[2] Afisb, Association française des industriels de la salle de bains.
[3]« Les Français et leur salle de bains, guerre des sexes ou de génération ? » Etude réalisée par Toluna pour l’Ameublement français, 2016.
















