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Gros plan sur le sertissage d'un tube multicouche
Uponor

10 critères pour bien choisir un tube multicouche


Petit à petit, les tubes multicouches font leur chemin sur les chantiers. Mais se ressemblent-ils tous ? Comment les différencier ? Quels sont les critères de sélection ? Voici notre guide pour bien choisir un tube multicouche, qui détaille 10 critères qui nous semblent importants.

Pour commencer, une petite mise au point. Les diamètres intérieur et extérieur des tubes en polymère, PER ou multicouche, et ceux des tubes en cuivre ne correspondent pas. Les tubes multicouches mesurent 2 mm d’épaisseur et les tubes PER 1,5 mm, ce qui veut dire qu’un tube multicouche de Ø16 extérieur présente un Ø12 intérieur. Donc, un multicouche de Ø16 extérieur est équivalent à un tube cuivre de Ø14 extérieur, donc Ø12 intérieur. Etant donné que le DTU « parle » en diamètre intérieur, pour assurer un débit conforme à la réglementation, il est important de choisir le bon diamètre intérieur, soit, pour une douche (Ø13 exigé), un tube multicouche de Ø20. Surtout lorsqu’il s’agit d’alimenter une douche à jets ou équipée d’une pomme de tête. En cas de doute, il est toujours conseillé de se rapprocher du fabricant de la robinetterie.

1. L’épaisseur de l’âme en aluminium
Un tube multicouche est composé d’un tube en aluminium inséré entre deux tubes en matériau de synthèse. Selon l’épaisseur de l’aluminium, le tube conserve plus ou moins sa forme après le cintrage. En rénovation, les tubes circulent en apparent et doivent épouser la forme des murs et des plafonds. Avec une âme en aluminium de 0,4 mm, on est sûr qu’ils la conservent et qu’ils résistent bien aux chocs.

2. Le matériau plastique
Outre l’aluminium, les tubes sont composés de PER (ou PEX à l’anglo-saxonne) ou de PERT. Parce qu’il est réticulé, le PEX est plus résistant aux températures élevées. Il est donc sensé mieux vieillir. Le « c » indique la méthode de réticulation, par irradiation, qui, selon Wikipedia, serait plus respectueuse de l’environnement.

Cliquez sur le tableau pour l’agrandir.

3. Les pertes de charge au niveau des raccords
Dans un circuit en tube cuivre, la continuité du diamètre est assurée au niveau des raccords, car le tube est inséré à l’intérieur. Mais ce n’est pas le cas avec un réseau en multicouche, car c’est le raccord qui, serti, est inséré dans le tube. La section est donc forcément réduite, provoquant des pertes de charge dans le circuit qui n’existent pas avec le cuivre. C’est pourquoi, avec le multicouche, il est recommandé de ne pas choisir un diamètre inférieur aux recommandations du DTU et de limiter autant que possible le nombre de raccords – ce que la souplesse des tubes permet. Plus on réduit les coudes – en cintrant le tube – et les raccords, plus on abaisse les pertes de charge dans le circuit. Les fabricants fournissent des tableaux de pertes de charge, importants pour dimensionner les grosses installations sanitaires ou de chauffage. Dans notre tableau, nous indiquons le diamètre intérieur des raccords destinés au tube de Ø16, qui donne une idée de la réduction de la section, et constitue une donnée comparable d’un fabricant à l’autre. Toutefois, nous précise l’un d’eux, « la valeur de longueur de tube équivalente en pertes de charge pour chaque raccord est plus parlante », qui permet de « relativiser l’importance du diamètre de passage », qui ne serait pas une donnée suffisante. « D’autres caractéristiques rentrent en compte dans la perte de charge singulière d’un raccord, comme sa longueur, sa matière, sa forme, sa finition, ses arêtes intérieures vives »… C’est dit.

4. Le système raccord/tube
Un tube multicouche est une partie d’un système qui, associé aux raccords, voire à l’outil de sertissage, a fait l’objet d’un Avis Technique. Autrement dit, utiliser le raccord d’un fabricant et le tube d’un autre est la certitude, en cas de problème, de ne pouvoir bénéficier d’aucune prise en charge de la part des fabricants et des assurances. Des industriels proposent, en plus de la garantie légale de 2 ans, une garantie supplémentaire si le professionnel a utilisé une pince de sertissage certifiée par eux. Chez certains, plusieurs pinces peuvent être certifiées, chez d’autres, une seule. Les marques de pinces à sertir compatibles sont citées dans l’Avis Technique.

5. Le type de raccord
Selon les fabricants, les raccords, la plupart du temps en laiton avec des bagues de sertissage en Inox, sont dotées de fonctionnalités destinées à renforcer la sécurité sur les chantiers. L’indicateur de sertissage en est une, qui consiste en général en une bague qui s’écrase, ce que l’installateur peut constater. Une autre fonctionnalité est apportée par le joint, qui crée automatiquement une fuite lors du test de pression à eau si le raccord n’a pas été serti (ou une chute de pression si le réseau est testé à l’air). Certains raccords permettent également de visualiser que le tube est bien emboîté, qu’il est bien en butée. Ces fonctionnalités, indiquées dans notre tableau, sont d’autant plus intéressantes que 95 % des problèmes rencontrés sur les chantiers sont liés à un oubli de sertissage.

6. Le profil de sertissage
Le profil TH est le plus utilisé car, contrairement aux autres, il possède une gorge qui assure le blocage de la bague dans la mâchoire, garantissant un bon positionnement de l’ensemble, donc un sertissage correct. Ce qui n’est pas le cas des profils U, H et des multiprofils.

7. La largeur de gamme
Certaines gammes proposent de nombreux diamètres qui, au-delà de 63 mm (75, 90, 110 mm), peuvent être utiles sur les gros réseaux (habitat collectif). De même, des longueurs de barre réduites, c’est-à-dire inférieures à 5 m, facilitent la logistique, puisqu’elles rentrent dans la camionnette de l’installateur. Enfin, les accessoires sont utiles, qui facilitent les liaisons entre réseaux, la pose des robinetteries murales, etc.

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