
C’est donc Sir John Harrington qui, en 1596, a inventé les toilettes modernes, c’est-à-dire dotées d’un siège, d’un réservoir et d’une soupape. Mais ce n’est qu’en 1775 qu’Alexander Cumming, horloger londonien, les redécouvre et les équipe d’un siphon anti-odeur. C’est ce dernier qui, depuis, fait figure d’inventeur des WC modernes. Thomas William Twyford, potier britannique originaire de Hanley, imagine en 1870 les premiers WC en céramique. Une vraie avancée par rapport aux modèles en fonte, moins hygiéniques, plus coûteux à produire et difficile à nettoyer. Le musée raconte également qu’en 1957, le Suisse Hans Maurer conçoit le premier WC avec douchette intégrée, surtout adopté au Japon, et qu’en 1963, Xaver Jermann, un ingénieur travaillant pour le suisse Laufen, invente le WC suspendu.

Ouvert en 2008, le musée Klo & So des objets sanitaires historiques abrite une exposition permanente intitulée « Petit coin, témoin silencieux, l’histoire culturelle des toilettes et de la salle de bains », qui réunit quelque deux cents pièces dont les plus anciennes datent du XVIIIe siècle (pots de chambre, chaises percées…).
Ci-dessus : Nautilus (1904), en faïence à tête de lion, est en partie peint à la main (photo Laufen). Ci-contre : urinoir.
















