Sans surprise, la Chine domine l’industrie de la céramique sanitaire, réalisant près de 59 % en valeur et plus de 66 % en volume des exportations mondiales. Mais la part de l’Union Européenne, quoique limitée au continent, est loin d’être négligeable, grâce à une production à forte valeur ajoutée.
En 2024, les douze pays [1] ayant exporté plus de 100 millions de dollars de produits en céramique sanitaire ont pesé, selon la base de données de l’Organisation des Nations Unis, 87,3 % des exportations mondiales (en valeur). Premier d’entre tous, la Chine, qui fournit 57,8 % en valeur des cuvettes, lavabos, vasques… échangées dans le monde (et 66,3 % en volume). Son compétiteur le plus proche, le Mexique, fait pratiquement 9 fois moins bien et livre sa marchandise quasi exclusivement aux Etats-Unis. De même pour l’Allemagne, positionnée au troisième rang, qui fournit essentiellement (90 %) les pays d’Europe, United Kingdom compris, et les pays du vieux continent présents ou pas dans ce tableau : leurs échanges, intra ou extra Europe, s’élèvent à environ 1 900 millions de dollars, soit 21 % des échanges mondiaux. C’est une particularité de la Chine d’exporter tous azimuts, et de l’Inde, quoique dans une bien moindre mesure.
La valeur globale des exportations mondiales de céramique sanitaire a reculé en 2024 par rapport à 2023, de 9 891 à 9 000 millions de dollars, soit une contraction de -9 %. Et, si l’on en croit cette base de données, même la Chine l’a subie, dont les exportations ont reculé de -14 % en valeur tout en augmentant de 20 % en volume.
Note importante : concernant les échanges commerciaux entre pays, les chiffres varient selon les bases de données, pour différentes raisons. La première d’entre elle concerne la définition du pays dit partenaire, selon qu’est pris en compte celui où la marchandise a été créée ou le dernier d’où le bien est expédié (pays de transit). Autre exemple : des marchandises quittant le pays A en 2025 peuvent n’arriver dans le pays B qu’en 2026 (différence entre la déclaration d’exportation du pays A vers le pays B et d’importation du pays B depuis le pays A). Sans compter les questions de classement des marchandises (choix de la nomenclature par le déclarant), de transformations industrielles qui sont susceptibles de modifier l’origine des produits, etc.
[1] L’Iran et la Russie n’apparaissent pas dans les listings de la base de données de l’ONU. De même que le Vietnam en 2024, mais il aurait exporté pour 163 millions de dollars et 44,4 millions de tonnes de céramique sanitaire en 2023.
















