En changeant d’identité visuelle, l’Afisb, qui réunit les industriels du sanitaire, ouvre une nouvelle ère, où chaque acteur de l’éco-système que constitue la filière serait associé aux chantiers communs, dont ceux de la salle de bains durable, qui passe par des indicateurs environnementaux solides, et du parcours client. Explications de Frédéric Pfeiffer, président du Syndicat de la salle de bains.
Sdbpro – L’Afisb devient le Syndicat de la salle de bains. Pourquoi ?

Comment envisagez-vous cette intégration des revendeurs et installateurs dans votre fonctionnement ?

Quels sont les chantiers les plus importants sur lesquels le Syndicat travaille ?

Qu’en est-il des réglementations en cours ou à venir ?
Frédéric Pfeiffer – Elles arrivent par vagues successives, obligeant les organisations professionnelles à un suivi continu, au risque d’être submergées. Si nous répondions à toutes les sollicitations, nous y passerions les deux tiers de notre temps ! Prenons les REPs (responsabilité élargie du producteur), qui imposent la gestion des produits en fin de vie : compte tenu des différents métiers de la salle de bains, nous devons en gérer jusqu’à six : déchets des produits de construction, d’ameublement, des parties électriques, des piles et batteries et bien sûr des deux familles d’emballages – professionnels et ménagers – qui auraient pu être regroupées. Si nous avons délégué les suivis réglementaires systématiques à des experts extérieurs, nous voulons porter auprès des pouvoirs publics un message de simplification et de stabilité des dispositifs, dont les règles ou objectifs changent trop souvent. Sans parler de leur inutile complexité… Autre message que nous cherchons à faire passer : celui du retour, pour les acteurs économiques, à l’obligation de résultats plutôt qu’à l’obligation de moyens, laquelle a cours actuellement dans beaucoup de réglementations et dont on ne peut que constater le manque d’efficacité, particulièrement dans les domaines énergétiques et écologiques.
Dans votre discours d’introduction aux Etats Généraux de la Salle de bains 2026, vous avez parlé de mutualiser vos outils, notamment le configurateur de FDES. C’est-à-dire ?
Frédéric Pfeiffer – Le Syndicat est prêt à étudier positivement la possibilité pour les produits de ses adhérents fabriqués sous marque de distributeurs de générer des FDES au nom de ces marques. Mais ceux qui les détiennent doivent définir précisément leurs besoins, parce que les capacités de nos prestataires ne sont pas infinies et que des recrutements pourraient être nécessaires.
Un mot sur le marché actuel ?
Frédéric Pfeiffer – Il est sous tension depuis trois ans, l’activité est difficile, mais ces sujets sont structurants indépendamment du contexte. De plus, l’innovation est là et la distribution monte en compétences : la valeur existe, il faut la travailler. Les outils de vente, notamment la 3D, deviennent décisifs et l’intelligence artificielle arrive dans nos métiers, qui va transformer notre manière de vendre, de concevoir et de produire. C’est maintenant. La question est : va-t-on subir ou reprendre la main sur notre destin collectif ? Sommes-nous prêts, collectivement, à accélérer dans ce sens ? En tant que syndicat de la salle de bains, nous le sommes.
Photo d’ouverture : Frédéric Pfeiffer, président du Syndicat de la salle de bains, aux Etats Généraux de la Salle de bains 2026. ©Xavier Gerinette.















