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Les W.C. Trone, ambiance Mousse

Trone veut faire du W.C. un objet de désir confortable


Proposant une autre approche des toilettes, qui englobe à la fois l’objet et les lieux, Trone a fait le buzz dès ses premières réalisations. Mais l’entreprise veut aller plus loin et déroule un nouveau fil, celui du confort. Elle investit en conséquence.

Les W.C. Trone, ambiance ChapelleTrone n’a pas deux ans mais a déjà conquis les médias. Il est vrai que les histoires de toilettes font toujours le buzz, du boa qui sort de la cuvette aux ambiances atypiques essaimant sur les réseaux sociaux. La société, créée par Hugo Volpei, jeune entrepreneur récemment sorti de HEC, s’est fait un nom en redessinant le W.C. et en imaginant autour des environnements singuliers. La céramique est fabriquée à Desvres par France Design Céramique et l’abattant par un ébéniste à Arras.

Trone a commencé fort en équipant les toilettes du restaurant parisien La Felicita (Big Mamma) situé à la Station F, le campus de start-up qui, d’ailleurs, l’héberge. Elles sont probablement les plus « instagrammées » de France. Depuis, d’autres cuvettes ont été installées dans des hôtels, des bars ou des restaurants (par exemple la brasserie Astair située dans le 1er arrondissement de Paris et décorée par l’architecte d’intérieur Tristan Auer), mais aussi chez des particuliers. Le prix (public) de l’objet – de 1 900 € à 2 400 € HT, selon la finition – est moins décalé que les ambiances créées autour qui, elles, dépassent les 10 000 €.

Déconstruire et reconstruire le W.C.

Les W.C. Trone, en bleuL’ambition première de Trone était de « transformer les toilettes en un lieu sexy » et de « rendre désirable un objet qui ne l’est pas ». Mais Hugo Volpei ne veut pas devenir une simple agence de design. Plus que la décoration des lieux d’aisance, l’entreprise veut travailler sur la cuvette W.C. et compte bien mettre au goût du jour un objet qui n’a quasiment pas évolué depuis sa création au XIXe siècle. La start-up, qui projette de le rendre plus fonctionnel et confortable, travaille désormais sur plusieurs axes :
Les odeurs, en les absorbant ou en diffusant des huiles essentielles.
La propreté, avec l’objectif de supprimer la brosse des toilettes – un accessoire que chacun redoute d’utiliser, en particulier dans les lieux public –, en évitant les salissures à l’intérieur de la cuvette.
La position de l’utilisateur, dont on sait qu’elle n’est pas physiologiquement adaptée.
Les bruits, ceux de la chasse, mais surtout ceux générés par les utilisateurs, sachant que, désormais, les toilettes peuvent ouvrir directement sur la pièce de vie et non plus obligatoirement sur un couloir…
Au-delà de la cuvette proprement dite, faire des lieux d’aisance un produit et fournir une « cabine cabinets » clé en main.

De nouvelles compétences techniques ont donc intégré l’entreprise – ingénieurs industriel, mécanique, mécatronique, produit… –, tandis qu’une levée de fonds est en cours.

 

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