Tributaire du nombre de mises en chantier de logements, l’import de baignoires en acier émaillé s’effondre en 2025, en retrait de -21 % par rapport à 2024, mais aussi de -43 % par rapport à 2021 et de -31 % par rapport à 2019.
La baignoire en acier émaillé est peu installée en rénovation, les matériaux de synthèse dominant, dont le solid surface en haut de gamme, plus « souple » du point de vue du design et généralement moins coûteux si l’on considère les modèles îlot. Dépendante de la construction de logements, elle n’est donc pas à la fête… Selon le SDES [1], organisme publiant les statistiques du logement, 270 000 ont été mis en chantier en 2025, contre 261 000 en 2024, 300 000 en 2023, 394 000 en 2022, 417 000 en 2021…
Sur cette petite famille de produits importés [1], qui pèse à peine 7 millions d’euros en 2025, soit 61 euros par baignoire en moyenne, le Portugal domine désormais, qui gagne des parts de marché au fur et à mesure que l’Espagne en perd, Roca ayant spécialisé son usine d’Agueda (située entre Aveiro et le centre du pays). Ce qui revient à dire que, via la multinationale espagnole, la péninsule ibérique fournit à elle seule près des deux tiers (64,2 %) de l’import français global. Néanmoins, sachant qu’en 2024, elle atteignait 68,5 %, elle a perdu des parts de marché. C’est l’Allemagne (Bette, Kaldewei) qui, ayant fourni 14,4 % des baignoires en acier en 2024 (20 500 unités) contre 25,7 % en 2025 (28 928 unités), fait, sur un marché en régression, un véritable bond.
Notons que la Chine, également en recul (6,3 %) par rapport à 2024 (8,8 %), représente peu sur ce marché. Néanmoins, elle fait mieux que l’Italie (Smavit), qui a notablement rétrogradé en 2025 (1,2 % contre 5,6 % l’année précédente), les autres pays, dont la Suisse (Schmidlin), ayant approvisionné moins de 3 000 pièces.
[1] Les chiffres de l’import peuvent arriver avec un certain délai et le taux de collecte grandir après leur publication, à mesure que les retardataires fournissent les leurs. Ils peuvent donc varier légèrement par rapport à nos études précédentes. Concernant les mises en chantier, le SDES indique avoir développé des méthodes d’estimation des valeurs manquantes au mois le mois et ce depuis les données d’août 2025.















